Ne sois pas trop sûr de valeur. Mais ne doute pas trop de celle-ci. Sois honnête avec toi-même.
Ceux qui recherchent la vérité dans les livres seront déçus. Car ce n’est pas de vérité dont on y parle mais de la vie.
Aimer la liberté, c’est vouloir être responsable de sa vie dans toutes ses dimensions. Ceux qui n’aiment pas les contraintes ou qui réclament le droit de faire n’importe quoi ne sont pas des amoureux de la liberté mais des irresponsables et souvent des assistés. Malheureusement, ce sont ces derniers qui sont les plus nombreux.
Ceux qui sont déçus par les défauts des autres ou qui estiment que c’est le lot des humains, n’aiment pas les autres.
A force de vouloir tout connaître, à force de vouloir tout voir et tout savoir, à force d’aller toujours voir ailleurs ce qui se passe, les femmes et les hommes sont sans doute passés à côté de l’aventure la plus importante et la plus passionnante de leurs existences, l’aventure en soi, l’aventure intérieure, celle qui ouvre la voie à toutes les autres aventures. L’aventure intérieure n’a pas de limite. Elle est infinie et elle nous parle d’absolu. L’aventure intérieure passe d’abord par une ouverture totale au monde extérieur pour en collecter tout ce qui peut s’y trouver de bon. Comme le dit si bien Thomas d’Aquin, « Ne regarde pas à celui qui parle mais tout ce que tu entends de bon, confie-le à ta mémoire ». Ainsi, il faut s’ouvrir à la vie, à l’existence dans cette joie de savoir et de prendre les bonnes choses et les bonnes idées. L’aventure intérieure n’est aucunement un repli sur soi mais une recherche en soi afin que l’on puisse se rencontrer pour mieux rencontrer les autres. C’est aussi un moyen de mieux communiquer avec les autres, de mieux les comprendre, de mieux appréhender le monde « extérieur ».
dimanche 1 avril 2007
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